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Bruno Keller, président du Directoire, présente la stratégie d'ANF dans un interview
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Quel bilan faites-vous de 2007 ?
L'année 2007 a été une année de très forte activité pour ANF.
Beaucoup a été fait, ce qui a permis de faire progresser la valeur du patrimoine de plus de 40% : la commercialisation, avec succès, du premier tronçon de la rue de la République à Marseille ; la livraison des premiers projets de développement (parking Mazenod et 5 place de la Joliette) ; la réalisation d'une première opération de croissance externe ; le lancement d'une augmentation de capital de 335 millions d'euros, réalisée en octobre 2007 dans des conditions de marché difficiles. Cette opération de marché a montré l'attractivité d'ANF auprès d'investisseurs prestigieux.
Mais beaucoup reste à faire et le potentiel de création de valeur est encore très grand.
En 2008, nous poursuivrons la stratégie de revalorisation du patrimoine bâti et l'accélération de la mise en œuvre de tous les projets de développement qui assureront la croissance d'ANF au cours des quatre années à venir.
La valeur du patrimoine d'ANF a progressé de 40% entre le 31 décembre 2006 et le 31 décembre 2007. D'où peut venir la future création de valeur ?
La valeur de notre patrimoine historique, c'est-à-dire celui de Lyon et de Marseille, a effectivement progressé de 40% en 2007 mais la valeur moyenne au m² ressort à 2 760€/m² hors droits, ce qui reste très sensiblement inférieur aux valeurs observées dans ces deux villes. Cette progression a été obtenue principalement grâce au travail des équipes d'ANF.
Cependant, les gisements de valeur sont encore nombreux : beaucoup de baux se situent en-deça du prix de marché et la vacance en habitation est importante à Marseille. L'année 2008 verra la fin de la commercialisation du premier tronçon de la rue de la République à Marseille et la mise en valeur des autres tronçons.
Enfin, les différents projets de développement ne pèsent que faiblement dans la valorisation de notre patrimoine. Vous voyez que les chantiers de création de valeur pour nos actionnaires sont multiples.
Une particularité d'ANF est de disposer de relais de croissance en interne. Où en sont les différents projets ?
ANF est en effet une des rares foncières à disposer en interne des éléments susceptibles d'assurer sa croissance pour les quatre années à venir. Ces projets, au nombre de 15 pour plus de 136 000 m², se situent principalement à Marseille mais également à Lyon.
Nous avons, fin 2007, livré à Marseille deux de ces 15 projets : un parking de 446 places ouvert en octobre 2007 et totalement loué fin 2007, et un immeuble de 2 638 m² de bureaux et 530 m² de commerces, totalement rénové et d'ores et déjà occupé.
Les autres projets portent à la fois sur la construction de bureaux, de commerces et de logements dont la livraison interviendra au cours des 4 prochaines années, principalement en 2009 et 2010. L'ensemble de ces projets a fait l'objet de permis de construire qui sont, pour la plupart d'entre eux, déjà déposés et, pour certains, obtenus. Les locataires futurs sont, pour la majorité de ces projets, identifiés. On peut donc dire que le développement de ces 136 000 m² est très sécurisé.
Vous avez réalisé une opération de croissance externe. Quelle est votre stratégie en la matière ?
Depuis le début, nous avons indiqué que nous souhaitions développer ANF, tant par la mise en valeur des réserves foncières dont elle dispose, que par des opérations de croissance externe. Le rachat des murs de 159 hôtels de B&B a permis à ANF de multiplier par deux immédiatement le montant des loyers encaissés.
C'est donc un complément de revenus particulièrement sécurisé dont bénéficie aujourd'hui ANF. Notre ratio d'endettement est faible : 18% de la valeur de notre patrimoine. Notre volonté est donc de saisir toutes opportunités nouvelles de croissance externe qui pourraient se présenter en cohérence avec la stratégie développée par ANF.
Quelle appréciation portez-vous sur votre cours de bourse ?
En 2007, le cours de bourse d'ANF a progressé de près de 22% alors que l'indice des sociétés immobilières EPRA a baissé de plus de 25%.
Début 2008, le cours d'ANF a été affecté par l'environnement boursier général, accentué pour ANF par un phénomène de compensation due à la forte hausse de 2007. Par ailleurs, on a pu constater en janvier 2008 un niveau de retrait sur les petites et moyennes capitalisations boursières pratiquement équivalent à celui de toute l'année 2007. ANF n'a pas été épargnée par ces mouvements de marché mais, compte tenu de l'important potentiel d'appréciation du patrimoine, je suis tout à fait confiant sur le fait que le cours de bourse traduira un jour ou l'autre cette création de valeur.
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