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 Président du Directoire Bruno Keller |
Dans la conjoncture actuelle, quelles sont
les principales forces d’ANF ?
ANF bénéficie d’une position unique dans les centres-villes des deux
plus grandes villes françaises de province : Lyon et Marseille.
Cette localisation en centre-ville, avec une dominante de baux
commerciaux dans des villes à fort potentiel et une diversité de
locataires, rend les loyers d’ANF particulièrement défensifs face à une
baisse éventuelle de la consommation.
D’autre part, le portefeuille des 161 murs d’hôtels rachetés au groupe
B&B, lui procure, compte tenu de la durée longue des baux et des loyers
fixes mais indicés, une très grande sécurité des cash-flows.
ANF n’est par ailleurs pas exposée à des opérations de construction en blanc.
Enfin, le faible endettement d’ANF est sûrement une force dans
l’environnement actuel. |
Comment ont été établies vos valeurs d’expertise
au 31 décembre 2008 ?
Comme chaque année, deux experts, Jones Lang LaSalle et Atisreal, ont
évalué l’ensemble du patrimoine d’ANF.
Compte tenu de la conjoncture actuelle, les taux de capitalisation utilisés
par les experts ont été rehaussés en moyenne de 50 à 60 pb.
En dépit de cette hausse, la valeur du patrimoine d’ANF a progressé pour
s’établir à 1 544 millions d’euros au 31 décembre 2008, ce qui montre
que le travail de valorisation du portefeuille a été supérieur à l’effet
négatif de cette hausse des taux.
Ce travail de revalorisation devrait se poursuivre dans les années à venir.
Quel jugement portez-vous sur votre structure financière ?
ANF est aujourd’hui une des sociétés foncières les moins endettées avec
un ratio de loan to value (LTV) de 24 % au 31 décembre 2008. Les lignes
de crédit, négociées dès l’origine dans des conditions particulièrement
favorables, lui permettent aujourd’hui de faire face aux engagements
fermes qu’ANF a pu prendre en matière de développement de nouveaux
projets.
Aucune renégociation n’est à prévoir avant 2014.
La situation financière d’ANF est donc aujourd’hui particulièrement
saine et peut permettre de saisir des opportunités qui pourraient se
présenter dans la conjoncture actuelle.
La crise actuelle a-t-elle un impact sur vos projets
de développement ?
Une des caractéristiques du programme de projets de développement
d’ANF est d’être étalé dans le temps, sur les années 2008-2014.
Les projets devant être livrés à court terme sont sécurisés par la ligne de
financement actuellement disponible.
La règle que nous nous sommes fixée est de ne commencer le
développement d’un nouveau projet que lorsqu’il est totalement
sécurisé, c’est-à-dire lorsque le locataire final est trouvé et le
financement sécurisé. Cette règle nous semble particulièrement bien
adaptée à l’environnement actuel.
Vos développements en bureaux à Marseille ne sont-ils pas trop
importants compte tenu des autres programmes de bureaux
qui verront le jour dans les prochaines années dans cette ville ?
Nous allons développer environ 45 000 m2 de nouvelles surfaces de
bureaux à Marseille d’ici 2012.
L’attrait de Marseille est toujours très fort. Le prix moyen de location de
bureaux à Marseille de l’ordre de 200 à 250 euros/m2 est très inférieur à
la moyenne européenne de villes comparables. Il y a donc de la place
pour une offre de bureaux de qualité sachant, par ailleurs, que la
majorité de nos projets seront livrés avant 2013, c’est-à-dire avant la
livraison des autres grands chantiers de bureaux à Marseille.
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