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MESSAGE DU PRESIDENT DU CONSEIL DE SURVEILLANCE

Alain Hagelauer
Président du Conseil de Surveillance
Alain Hagelauer


ANF a démontré en 2009 sa capacité de résistance à traverser positivement cette période de récession dans un secteur d’activité où le déclenchement de la baisse a été plus lent et, jusqu’alors, moins violent que dans d’autres domaines.

Cette performance repose notamment sur la typologie équilibrée et diversifiée de son patrimoine immobilier qui lui procure un réel effet amortisseur, mais aussi sur la poursuite d’une stratégie continue de développement économique et financier pérenne, rentable et prudent.

Aussi, même si les perspectives de reprise du marché immobilier restent plutôt négatives pour 2010 et à peine plus encourageantes pour 2011, le modèle économique de la Société devrait continuer à produire des résultats opérationnels satisfaisants.

Ainsi par exemple, le portefeuille de murs d’hôtels loués à la chaîne d’hôtellerie économique B&B qui génère de façon récurrente près de la moitié des revenus d’ANF et plus de la moitié de la marge opérationnelle est un facteur-clé de rentabilité pérenne et un soutien dans la consolidation des valeurs d’expertises par rapport à l’année précédente.

De même, la concentration en centre-ville du patrimoine immobilier à Lyon et Marseille dans des secteurs géographiques attractifs et l’offre de produits de qualité sont autant d’atouts qui permettent les renouvellements de baux à des conditions plus favorables que les loyers antérieurs.
Quant aux risques de dégradation financière, ils existent évidemment, mais ils sont bien identifiés et maîtrisés par les équipes de la Société qui les gèrent de façon rigoureuse et systématique pour en corriger ou en atténuer les effets négatifs. Parmi ces préoccupations figure, par exemple, le taux relativement élevé de vacance dans l’immobilier résidentiel à Marseille qui n’a pu être réduit par rapport à l’année précédente mais qui ne s’est pas aggravé malgré la dégradation de la situation des locataires en termes d’emploi et de salaires. Le point positif étant cependant, que les départs ont été compensés par de nouvelles locations à des loyers plus élevés, alors même que le turnover a été un peu plus important que les années précédentes.

De même dans le secteur des commerces, rares ont été les enseignes qui ont dépassé leurs objectifs de chiffres d’affaires, dépassement qui aurait entraîné le déclenchement des clauses de majorations de loyers mais heureusement les défaillances ont été également très rares et ont pu être compensées rapidement par l’arrivée de nouveaux locataires.

Il faut souligner que dans ce secteur, pour soutenir l’activité commerciale des enseignes, ANF contribue d’ailleurs régulièrement au financement des différentes actions locales d’animation promotionnelle au rythme des événements marquants de l’année, pour affirmer son rôle de partenaire actif et engagé dans le même objectif de développement commercial.



Ainsi géré, le modèle économique d’ANF s’affiche à la fois défensif, en résistant correctement aux aléas de la conjoncture, mais également générateur de résultats et de cash flow ce qui permet de poursuivre une stratégie de croissance sélective et prudente, de continuer à servir un dividende significatif tout en conservant un ratio d’endettement parmi les plus faibles des foncières cotées ayant publié leurs résultats à la date du dépôt du Document de Référence. Le financement et la valorisation des importantes réserves foncières dont dispose la société devraient pouvoir, par conséquent, être réalisés dans les meilleures conditions.

Le Conseil de Surveillance continuera d’apporter sa contribution active et son soutien permanent au Directoire et aux équipes d’ANF, qui mettent en oeuvre avec efficacité et dynamisme les actions qui permettent de faire face à une conjoncture économique fragile et incertaine tout en continuant de développer de nouveaux projets, d’optimiser les rotations d’actifs et de soutenir de façon pérenne et rentable l’expansion de la société.