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ENTRETIEN AVEC LE PRESIDENT DU DIRECTOIRE
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Président du Directoire Bruno Keller |
• Quel a été l’impact de la crise sur l’activité d’ANF en 2009 ?
Une des forces essentielles d’ANF réside dans la répartition de son patrimoine et des loyers
perçus : 22 % en bureaux, 30 % en habitations et 42 % en commerces (autres : 6 %). Grâce
à cette répartition, avec un poids important des commerces et des logements qui sont les
segments les plus résilients dans un contexte de crise, ANF a pu traverser cette période
difficile dans de bonnes conditions. L’immobilier de bureaux, notamment à Lyon, a particulièrement
bien résisté. Le taux de vacance, hormis la vacance volontaire en vue de projets
plus structurants, n’a pas augmenté et le taux d’impayés est resté contenu. Par ailleurs,
50% des loyers totaux proviennent des baux fixes sécurisés, signés en 2007 avec B&B.
• Une des faiblesses d’ANF n’est-elle pas la liquidité du titre ?
L’amélioration de la liquidité du titre a été une préoccupation majeure du management
d’ANF au cours des deux dernières années. En 2009, nous avons multiplié
les roadshows et les rencontres individuelles avec les investisseurs, tant en France
qu’à l’étranger. Nous avons ainsi rencontré près de 150 investisseurs différents.
En parallèle, nous avons considérablement renforcé la communication financière sur
l’activité, les résultats et les perspectives d’ANF. Ceci s’est traduit par une multiplication
par trois en 2009 des volumes moyens échangés sur le titre. Nous allons bien
sûr continuer cette politique afin de poursuivre l’accroissement de la liquidité du
titre.
• Assiste-t-on à une remontée durable des valeurs d’expertise ?
Comme toutes les sociétés foncières, les valeurs d’expertise d’ANF au 30 juin 2009
se sont traduites par une baisse liée à la hausse des taux de capitalisation utilisés
par les experts. Au deuxième semestre, la qualité des actifs, la croissance des loyers
et leur récurrence, notamment grâce aux loyers fixes du portefeuille des hôtels B&B,
ont permis une progression des valeurs d’expertise de 2 % à périmètre constant. Il
appartiendra, bien entendu, aux experts de se prononcer en 2010 mais les qualités
intrinsèques du portefeuille d’ANF et la nouvelle progression annoncée des loyers, résultant
de la renégociation des baux et de la livraison de certains projets, devraient être
des éléments favorables pour les évaluations de 2010.
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Directeur général Xavier de Lacoste Lareymondie |
• Vous annoncez une hausse de 10 % du chiffre d’affaires d’ANF en 2010.
Quels sont les éléments qui justifient cette hypothèse ?
La stratégie d’ANF depuis l’origine s’est articulée autour de la revalorisation de son patrimoine, notamment à Marseille,
de la revalorisation des baux commerciaux et du développement de ses réserves foncières. Cette stratégie, inchangée
depuis l’origine, va se poursuivre en 2010 et devrait permettre à nouveau une progression des loyers de l’ordre de 10 %
et une amélioration de la marge opérationnelle, compte tenu des baux commerciaux qui seront renégociés en 2010 et
de la livraison de deux nouveaux projets de développement qui interviendra fin 2010 et portera en fait son plein effet
sur les loyers 2011.
• Quels sont les principaux challenges pour 2010 ?
Parmi les sources d’accroissement des loyers dans les années à venir figure notamment la réduction de la vacance en
habitations à Marseille. Cette vacance, qui est historique, représente à elle seule une source potentielle de loyers complémentaires
de l’ordre de 3 millions d’euros. Nous allons nous efforcer en 2010 de trouver des solutions permettant de
résoudre dans les années qui viennent cette vacance, en recherchant de nouveaux créneaux comme, par exemple, la
réalisation de petits logements pour étudiants ou encore de résidences services, pour lesquelles la demande est forte.
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